🌮 En Chine, les enfants ont des montres connectées dès 5 ans et ce n'est pas pour lire l'heure !
#47 La voisine idéale ; lancer un side business grâce au vibecoding ; comment réparer sa machine à écrire et sa vie ; la couleur de l'année 2026 ; le phénomène Little Genius
Hola hola,
Pour cette édition, je vous propose : un documentaire fascinant, un podcast qui va vous donner plein d’idées de side business, un article inspirant sur une reconversion inattendue liée aux fruits du hasard, et un phénomène étonnant venu de Chine : les enfants équipés de montres connectées et leurs usages surprenants!
C’est parti, bonne lecture !
1. La voisine idéale : un documentaire choc
En tant que fan de faits divers, j’ai regardé La Voisine idéale sur Netflix. Au départ, je pensais tomber sur un simple documentaire de voisinage qui dérape. En réalité, c’est une plongée dans une Amérique qui s’accroche à ses armes, sacralise la propriété privée et laisse le racisme systémique façonner la moindre interaction.
La force du documentaire tient au fait qu’il ne repose que sur des images brutes : caméras-piétons des policiers, vidéos de surveillance, enregistrements de voisinage. Aucune interview et aucun commentaire pour nous guider. On avance dans l’histoire comme si on y assistait en direct.
Et derrière le fait divers se cache le véritable sujet : la loi stand your ground, en vigueur en Floride. Littéralement « défendez votre territoire », mais comprise surtout comme tirez d’abord. Une extension démesurée de la légitime défense, qui autorise l’usage fatal de la force dès que quelqu’un perçoit une menace. Elle serait responsable de plus de 700 homicides supplémentaires par an dans les États qui l’appliquent. Inutile de vous faire un dessin sur la manière dont les biais racistes influencent ces “perceptions”.
La Voisine idéale est un documentaire nécessaire. Son réalisme sans filtre m’a bouleversée. Je ne vous cache pas que j’ai pleuré (et si vous le regardez, vous saurez très bien à quel moment). À la fin, j’étais tellement sur les nerfs que j’ai mis des heures à m’endormir. Donc petit conseil d’amie: évitez de le regarder trop tard !
2. Comment réparer une machine à écrire et sa vie ?
J’ai adoré lire cette histoire publiée dans le New York Times (version sans paywall).
L’article commence comme ça :
Il y a onze ans, Paul Lundy mourait lentement d’une mort de travailleur sous la lumière des néons.
Pendant trois décennies, il avait travaillé dans la gestion des bâtiments — un métier honnête qui l’a usé jusqu’à ce que, dans la cinquantaine, il ait de l’argent, un titre prestigieux et une âme qui se vidait peu à peu.
Puis, un dimanche matin de 2014, il tombe sur un article à propos de Mr. Montgomery, un réparateur de machines à écrire de 92 ans, dont le savoir-faire semblait sur le point de disparaître. Intrigué, Paul décide de se rendre à son atelier le samedi suivant. Il avait prévu de rester 20 minutes… il y est finalement resté 4 heures, captivé par la patience, l’adresse et la passion de Mr. Montgomery !
Au fil des semaines, il commence à passer ses samedis avec lui. Ils mangent ensemble et discutent longuement. Mr. Montgomery lui raconte qu’il a vécu les guerres, qu’il n’a pas de famille à part une sœur en Californie et qu’il dort sur un canapé-lit à l’arrière de l’atelier. Puis, petit à petit, Paul Lundy se rend également à l’atelier le soir après le travail et apprend à réparer les machines à écrire.Lentement, il découvre un rythme de vie différent, plus lent et plus attentif.
Un samedi, en arrivant à l’atelier, il découvre que Mr. Montgomery fait face à une expulsion à cause de 13 mois de loyer impayés, soit un total de 2 600 $. Catastrophé, Paul Lundy appelle sa femme, parle avec Mr. Montgomery, puis prend une décision qui marque un tournant dans sa vie : il décide de payer les loyers en retard et d’acheter l’entreprise. Il quitte alors son ancien travail pour se consacrer entièrement à cette activité.
Pendant plusieurs années, il travaille aux côtés de Mr. Montgomery, qui lui transmet son savoir avec patience et exigence. Après la mort de Montgomery en 2018, Paul Lundy continue l’atelier, enseignant à son tour et voyant renaître un intérêt pour les machines à écrire, notamment chez les jeunes. Aujourd’hui, il dirige le Bremerton Typewriter Company, un lieu où la passion continue de vivre.
J’ai particulièrement aimé cette histoire parce qu’elle montre comment un hasard - la lecture d’un article dans un journal - peut déclencher une rencontre qui change une vie. J’en conclus qu’il est important de savoir s’écouter et écouter les autres, de saisir ces occasions, de suivre son instinct, d’écouter sa femme (ou les femmes en général 🙂), et de réfléchir à ce qui donne un véritable sens à sa vie.
3. Lancer un side business grâce au vibecoding
J’ai beaucoup aimé cet épisode de La Martingale, notamment le cas concret présenté à la 41ᵉ minute, qui montre la création d’un side business grâce à l’IA, et en particulier avec des outils de vibecoding qui permettent de générer du contenu, comme un site internet, sans avoir besoin de savoir coder.
Dans cet exemple, l’entrepreneur a utilisé Anthropic pour constituer sa base de données, puis ChatGPT pour automatiser, via Zapier, la création de vidéos : rédaction des scripts, génération d’images (avec Dall E), création de fichiers audio mp3, rédaction des descriptifs et titres, publication, etc. Il explique comment il produit des vidéos de dépannage sur les problèmes d’électroménager les plus courants en France, en ciblant des contenus qui seront encore d’actualité dans 5 à 10 ans dans une logique d’affiliation visant à toucher des commissions sur les achats de pièces détachées. Il précise qu’il n’est ni passionné ni expert en électroménager, mais qu’il a simplement identifié une niche intéressante.
Il y a quelques semaines j’ai un peu testé Lovable pour créer un site internet. Je ne l’ai pas publié, car l’objectif était surtout de me familiariser avec l’outil, mais je peux vous assurer que les possibilités sont incroyables. Selon moi, c’est vraiment l’outil idéal pour lancer un side business, car il supprime presque toutes les barrières liées aux compétences techniques. Je trouve fascinant de pouvoir imaginer n’importe quoi et de disposer d’un outil capable de le réaliser.
De l’autre côté de la médaille, en tant que consommateurs, on voit déjà arriver un nombre ahurissant de contenus, d’images, de chansons, de podcasts, de sites et de vidéos générés par l’IA. Il va falloir apprendre à faire le tri et cibler le contenu de qualité. Je pense qu’il y a encore de belles opportunités pour le contenu créé par des humains, comme cette newsletter 😀.
4. Le phénomène Little Genius qui inquiète les parents chinois
Après avoir lu cet article de Wired, je suis sur le c**. Il n’y a pas d’autres mots. Petite mise en bouche, avec le sous-titre:
En Chine, des parents achètent des montres connectées à des enfants dès l’âge de 5 ans, les connectant à un monde numérique qui mêle socialisation et compétition intense.
Et la suite est encore plus sidérante.
Ces montres, fabriquées par la marque Xiaotiancai (Imoo à l’étranger) ou Little Genius) ne sont pas de simples gadgets pour appeler ses parents ou connaître la localisation de son enfant. Elles ouvrent l’accès à un écosystème social entièrement gamifié, calibré pour capturer l’attention et transformer la vie quotidienne en une quête permanente de likes, de niveaux et de prestige numérique. Et on ne parle pas d’un micro-phénomène : Little Genius représente presque la moitié du marché mondial des montres connectées pour enfants, selon le cabinet Counterpoint Research :
Les enfants s’en servent pour tout : discuter, partager des vidéos, jouer, payer des snacks… mais surtout pour accumuler des « likes » sur leur profil. C’est la vraie monnaie sociale du système. Plus tu en as, plus tu montes de niveau, et plus tu peux en distribuer aux autres. Résultat : la montre devient un moteur de compétition et d’anxiété sociale, où chacun doit entretenir son réseau, rendre des likes et en réclamer.
Certains vont beaucoup plus loin. Des ados racontent avoir utilisé des bots pour gonfler artificiellement leur popularité. D’autres modifient les montres pour harceler, doxxer ou intimider des rivaux. Le phénomène est tellement massif qu’un véritable marché s’est créé : vente de comptes prestigieux, boost de likes, bots qui s’activent pendant que l’enfant est en classe, etc.
Ce qui me choque le plus, c’est l’âge des utilisateurs : dès 5 ans, ils sont plongés dans des dynamiques sociales avec les dérives qu’on connaît : dépendance, cyberharcèlement, obsession statutaire mais sans les outils psychologiques pour y faire face.
Même les parents qui achètent la montre à contrecœur se retrouvent dépassés : leurs enfants deviennent accros, veillent à optimiser leurs points, se ruent sur l’écran dès le réveil et s’énervent quand un parent ose les interrompre. La frontière entre jouet, outil et réseau social toxique s’efface.
Face à l’ampleur du problème, les autorités chinoises commencent à s’inquiéter : risques d’addiction, de relations toxiques, de scams, de dépenses incontrôlées… Des normes de sécurité sont en préparation, mais le phénomène, lui, est déjà bien installé.
Dingue, non ?
5. La couleur de l’année 2026
La couleur 2026 selon Pantone est …🥁:
Sur le site de Pantone, ils décrivent cette couleur comme : “un blanc noble qui sert de symbole d’influence apaisante dans une société redécouvrant la valeur d’une réflexion tranquille. Blanc ondoyant imprégné de sérénité, PANTONE 11-4201 Cloud Dancer favorise une véritable relaxation et une concentration qui permettent à l’esprit de vagabonder et à la créativité de s’épanouir, laissant ainsi place à l’innovation”.
Personnellement, je trouve cette couleur décevante et ennuyeuse mais rien de surprenant finalement… Souvenez-vous de cet article !
Pourquoi je vous en parle ?
Parce que la couleur de l’année ne se limite pas à une tendance esthétique : elle influence le design produit, la mode, la déco, la communication visuelle et même les décisions d’achat ! Vous avez donc désormais les repères pour vous inspirer pour vos projets (ou pas) et faire des choix avisés lors de vos achats !
🌮C'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que cette 47e édition de Taquito était appétissante. Si vous lisez / écoutez / visionnez / créez des choses intéressantes, n’hésitez pas à me les partager : taquitonewsletter@gmail.com.
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Mathilde









