🌮Le retour de l’analogique : une opportunité de side business pour bricoleurs
#56 Salvator Mundi ; ma déclaration d'amour au cirque ; santé mentale : une dépendance invisible ?
Hola hola,
Je boucle cette nouvelle édition juste avant de partir une semaine en Bretagne. Si vous avez des bons plans dans la région de Carnac (pépites à découvrir, restos, balades), je suis preneuse !
Au programme aujourd’hui : 4 sujets au lieu de 5 (la valise n’est toujours pas prête 😅): une BD, une idée de side business, une réflexion sur la santé mentale et ses enjeux, ainsi qu’une idée de sortie à faire en famille ou entre amis.
C’est parti, bonne lecture !
Salvator Mundi
J’ai emprunté cette BD à la bibliothèque et j’y ai découvert l’histoire du tableau le plus cher au monde. Je l’ai trouvée passionnante, non seulement parce qu’elle détaille la stratégie mise en place pour la vente aux enchères et les mécanismes d’authentification, mais aussi parce qu’elle explore l’après-vente et ses répercussions diplomatiques.
Dans cette histoire vraie se croisent un oligarque russe, un prince arabe, un marchand d’art new-yorkais, un homme d’affaires suisse, le président Macron, des diplomates… Une galerie de personnages digne des meilleurs polars !
C’est une porte d’entrée dans le milieu très fermé de l’art sous forme de documentaire. Les données et les citations proviennent de sources identifiées. La BD est à la fois crédible et instructive.
Elle raconte l’histoire d’une œuvre d’art, mais c’est aussi une enquête et le récit d’une manipulation. Une histoire d’argent où l’oeuvre d’art finit par passer au second plan.
Voici quelques planches :
A lire pour comprendre les rouages du marché de l’art !
Le retour de l’analogique : une opportunité de side business pour bricoleurs
Amis bricoleurs qui veulent se faire un peu d’oseille, arrêtez-vous !
Vous avez envie de lancer un petit side business cet été ?
Vous avez envie de faire quelque chose de vos 10 doigts ?
Vous aimez chiner, démonter, réparer ?
Alors j’ai trouvé ce qu’il vous faut : acheter des radios-cassettes et les restaurer.
En lisant cet article du Los Angeles Times j’ai découvert à quel point, les baladeurs et radio-cassettes sont de nouveau prisés en Californie.
Certains modèles comme le Technics RS-M2 ou le My First Sony Walkman peuvent se vendre à plus de 100 $ une fois remis en état.
J’ai déjà parlé à plusieurs reprises du retour en force de l’analogique. On a vu des gens restaurer des vieilles consoles, des platines, des machines à écrire, et bien maintenant, place au radio K7 !
Ce qui est intéressant, c’est que le marché est assez large : des baby-boomers à la Gen Z (nés entre 1995 et 2009), tout le monde semble attiré par cet objet.
Vive la nostalgie !
Bon là vous vous dites, ok mais moi je ne sais pas réparer des radios-cassettes ou des Walkmans. Et ben lui non plus de savait pas ! Et pourtant il a appris en regardant des tutos sur Youtube !
Si ça fonctionne en Californie, on peut raisonnablement penser que ça pourrait prendre en France, non?
Go acheter un fer à souder !
Santé mentale : une dépendance invisible ?
La santé mentale des jeunes s’est nettement dégradée ces dernières années, et les prescriptions de psychotropes ont augmenté.
C’est ainsi que commence cet article du Parisien.
En 2023, 936 000 jeunes âgés de 12 à 25 ans ont été remboursés d’au moins un psychotrope. Cela représente une hausse de 18 % par rapport à 2019, alors que la population de cette tranche d’âge n’a progressé que de 3 %.
Tout laisse penser que cette tendance se poursuivie depuis.
Les ventes de Zoloft ont été multipliées par 2 depuis 5 ans. La hausse dépasse 50 % pour le Xeroquel et le Prozac.
La santé mentale est de moins en moins taboue. On en parle davantage, et certaines célébrités ont contribué à lever le voile en évoquant publiquement leurs difficultés. Cette évolution encourage plus de personnes à consulter et entraîne mécaniquement une augmentation des prescriptions. Cependant, elle ne suffit pas à expliquer, à elle seule, l’ampleur de la hausse observée.
La dégradation de la santé mentale des moins de 40 ans, et en particulier des jeunes filles, constitue un problème majeur. Elle se manifeste par une hausse des troubles anxieux, des dépressions et des tentatives de suicide.
J’ai relevé les interrogations formulées par The Signal Strategist :
La majorité des psychotropes sont prescrits par des médecins généralistes plutôt que par des psychiatres.
La situation actuelle appelle-t-elle à une refonte du parcours de soin pour mieux gérer la gestion médicamenteuse des troubles de la santé mentale ?
La France fait face à une pénurie de psychotropes, dont les principes actifs sont principalement produits en Chine et en Inde.
Alors que l’on parle de plus en plus de “guerre cognitive” en évoquant les manipulations de l’information, et si la question de l’approvisionnement en psychotropes était un angle mort important ?
Et si demain, une puissance hostile était capable de contrôler l’état psychique d’une part importante de notre population en altérant simplement sa politique d’importation de médicaments ?
Ça interroge, non ?
Sous cet angle, la question de la santé mentale n’est plus seulement sanitaire, mais aussi sociale, politique et stratégique.
Ma déclaration d’amour au cirque
On va finir sur une note plus joyeuse !
Depuis que Junior est né, nous allons au cirque chaque année. J’ai réalisé ça la semaine dernière en regardant les photos des derniers hivers. Sans nous en rendre compte, c’est devenu une sorte de rituel.
Ça m’a fait réfléchir, parce que j’ai l’impression que le cirque est un spectacle populaire complètement délaissé. Trop beauf ? Trop ringard ?
Quand on va au cirque, on se déconnecte de la réalité, on rit, on se divertit, on se laisse embarquer parce que c’est la magie du spectacle vivant à l’état pur.
Il y a les odeurs de pop-corn, de sciure et de barbe à papa. Les roulements de tambour. L’excitation qui monte.
On lève la tête et on sent le risque. C’est d’ailleurs le fond de commerce du cirque.
C’est parce que le funambule met sa vie en jeu, qu’on ressent de la tension.
C’est parce que le clown fait une blague que cette tension redescend.
Ça réveille en nous un souvenir d’enfance collectif. Il y a un côté désuet aussi qui n’est pas désagréable : les couleurs, le chapiteau, Monsieur Loyal, les costumes, les gradins. On perd la notion du temps.
Dans le public, toutes les générations se mélangent. C’est rare parce qu’il n’y a pas beaucoup de spectacles qu’on peut faire avec des enfants en bas âge et même, plus largement, à tous les âges.
Le cirque est vivant, accessible, pas trop bruyant (sauf les motards dans la boule en métal !) et sans écran. Il coche toutes les cases et pourtant seulement 5 % des Français déclarent être allés voir un spectacle de cirque en 2023.
En 2028, il n’y aura plus d’animaux dans les cirques.
Je ne vais pas (re)lancer le débat sur le sujet.
Je me contente ici de parler des acrobates, des clowns, des trapézistes, des contorsionnistes, des magiciens (j’ai toujours aimé la magie, je veux apprendre à faire des tours de magie un jour !). Ce sont eux qui font le spectacle et nous émerveillent.
J’en termine avec ma déclaration d’amour au cirque et aux circadiens 🎪.
Si un cirque passe près de chez vous, prenez le temps d’y aller !
🌮C'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que cette 56e édition de Taquito était appétissante. Si vous lisez / écoutez / visionnez / créez des choses intéressantes, n’hésitez pas à me les partager : taquitonewsletter@gmail.com.
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Mathilde
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