🌮 Les aspirateurs nous espionnent !
#52 Les plus belles couvertures de livres ; Favours (court-métrage); Tendance : manger liquide ; le soin de Robin (podcast)
Hola hola,
J’espère que vous allez bien ! Au programme du jour : des recommandations de courts-métrage et de podcast, un peu d’espionnage, une tendance de société et de belles couvertures de livres
Petit aparté pour les parents de bambins: j’ai trouvé une astuce pour ajouter des histoires gratuitement sur la Lunii 🤫. Envoyez-moi un mail si vous voulez que je vous partage la manip ;)
Allez, c’est parti, bonne lecture !
1. Il aspire la poussière et toutes les données avec…
Vous le savez, je suis une grande fan de séries d’espionnage, et parfois la réalité dépasse la fiction. La semaine dernière, je suis tombée sur une histoire qui m’a laissée bouche bée : un propriétaire d’aspirateurs-robots DJI a découvert qu’il pouvait prendre le contrôle de milliers d’appareils à travers le monde.
Oui, vous avez bien lu, des milliers.
Caméras, mouvements, localisation… tout était accessible.
Un outil pour espionner des appartements à cause d’une faille dans le système du fabricant.
L’utilisateur a commencé par extraire le token privé de son propre aspirateur DJI Romo, la clé qui permet normalement d’authentifier l’appareil auprès des serveurs de la marque.
Avec ce token en main, il s’est connecté aux serveurs MQTT utilisés par DJI pour gérer tous ses robots connectés (en gros, ce sont les systèmes qui gèrent la communication entre les objets connectés et leurs applications).
Une fois connecté, il a pu envoyer des requêtes pour obtenir des informations sur n’importe quel aspirateur de la marque, simplement en entrant le numéro de série.
Le serveur, mal configuré, ne vérifiait pas si le token correspondait réellement à l’appareil demandé. Il a donc renvoyé toutes les données : localisation en temps réel, flux vidéo des caméras et mouvements en cours.
Grâce à cette faille de permission, l’utilisateur a pu voir ce que faisaient les robots, filmer les pièces et même reconstituer le plan des appartements testés.
Il ne s’agissait pas d’un piratage sophistiqué ni d’une intrusion dans le serveur, mais d’une vulnérabilité dans la manière dont les droits d’accès étaient gérés.
Si un particulier a pu accéder à autant de données, on peut imaginer que des gouvernements ou des groupes organisés ont pu le faire bien avant lui. Et si je pousse la méfiance un peu plus loin, on peut se demander si cette faille résulte d’une négligence humaine ou si elle a été volontairement intégrée au système des aspirateurs. Dans les 2 cas, c’est inquiétant, d’autant plus que DJI ne se limite pas aux aspirateurs : la marque fabrique aussi des drones, avec plus d’1 million d’appareils actifs dans le monde, dont 85 % hors de Chine.
Le 2 février, on apprenait également le piratage de Notepad++ par des hackers liés au gouvernement chinois. Cette fois, ce n’étaient pas des aspirateurs, mais un logiciel de travail et de programmation qui avait été infiltré. Et là encore, l’accès donné aux utilisateurs était direct, presque comme si quelqu’un avait pris le contrôle de leur clavier.
En lisant ces 2 histoires, je réalise que nous sommes entrés dans une ère où nos outils du quotidien, qu’il s’agisse de logiciels ou d’appareils connectés, deviennent des portes ouvertes à la surveillance et à l’espionnage.
Je pense qu’on est encore incapables d’évaluer le risque réel que “l’Internet des objets” fait peser sur notre vie privée. Ce n’est pas une raison pour tout débrancher et renoncer aux nouvelles technologies, mais, selon moi, c’est important de rester conscient des informations que l’on confie à nos appareils et de réfléchir à la manière dont elles peuvent être utilisées.
2. Les meilleures couvertures de livres
On ne juge pas à un livre à sa couverture. On ne juge pas à un livre à sa couverture. On ne juge pas à un livre à sa couv….
Enfin, un peu quand même, non ?
Literary Hub a publié le mois dernier les meilleures couvertures de la dernière décennie. Cette sélection a été élaborée par des designers renommés mais elle reste bien sûr subjective (les goûts, les couleurs…)
Quelques unes de mes préférées:

Quand on achète un livre, on ne choisit pas seulement une histoire : on choisit aussi un objet. Une couverture bien pensée attire l’œil et peut donner envie de l’ouvrir, voire de l’acheter. Je serais curieuse de connaître l’impact réel du design sur les ventes de livres : combien d’achats ont été déclenchés par un coup de cœur visuel ? Mon petit doigt me dit que c’est un élément à ne pas négliger quand on publie un livre.
3. Favours
Il y a des histoires qui vous font douter. Elles vous donnent envie d’en parler avec quelqu’un, de débriefer et de revenir sur un détail que l’on aurait peut-être manqué.
C’est exactement ce qui m’est arrivé avec ce court métrage de 10 minutes.
Il prend pour décor le chaos d’une gare pour en faire un huis clos. Les regards et les silences dessinent un piège mental, à la frontière du thriller psychologique 🍿.
Je ne spoile pas, promis !
Envoyez-moi un petit mail pour en débriefer 😉.
4. Tendance : manger liquide
Encore un article fascinant du New York Time qui commence comme ça :
Même les plus rapides d’entre nous mettraient quelques minutes pour engloutir une salade. Pour Savanna Riley, il lui faut « 30 secondes, peut-être moins » pour finir la sienne. Depuis qu’elle a commandé un pack de 28 « Liquid Salad » de Liquid+, Mme Riley, employée du gouvernement vivant à Redding, Californie, ne perd pas de temps à mâcher.
Ce n’est pas tout à fait un smoothie et certainement pas votre commande saisonnière chez Sweetgreen : le mélange de concombre, chou kale, céleri, gombo, brocoli et autres plantes promet de satisfaire vos besoins « fruits et légumes tout-en-un » en une fraction du temps et du coût.
Récemment, le pendule culturel a commencé à osciller de l’obsession des protéines vers une approche plus équilibrée des macronutriments — une évolution favorable aux produits conçus pour remplacer un repas complet. Les substituts de repas à l’image soignée ciblent des Américains toujours plus occupés, pressés et soucieux de leur santé.
Salades à boire, sachets futuristes de plats déshydratés : ces produits ont opéré un repositionnement spectaculaire. Autrefois, on parlait de rations de survie ou de repas destinés aux personnes âgées ou à celles sans dents (ou les 2!). Désormais, ce sont des “hacks” tendance pour mieux manger. Leur design épuré et instagrammable séduit particulièrement les millennials débordés.
Bravo à l’équipe marketing !
Comme le résume l’une des consommatrices interrogées :
« Tout ce qui peut apporter une facilité ou une commodité dans votre vie, sans alourdir votre charge mentale, est désirable », dit Mme Tuohy, coordinatrice administrative et mère de 2 enfants.
Et pour un réserviste militaire cité dans l’article :
« J’apprécie profondément de ne pas avoir à trop réfléchir. La simplicité est un soulagement. »
Et visiblement le marché va aller en grandissant :
Derrière le discours bien-être, cet engouement révèle surtout notre rapport de plus en plus utilitariste à l’alimentation : manger vite, sans y penser. En France, il me semble que nous conservons encore le goût de prendre le temps de manger, de s’asseoir à table et de discuter, le fameux “art de vivre à la française”. Aux États-Unis, en revanche, les repas liquides incarnent déjà un changement profond : pour une partie de la population, se nourrir devient avant tout une tâche à optimiser.
Manger = ✅ dans la to do List
5. Le soin de Robin
J’ai été profondément touchée par ce podcast de 35 minutes proposé par Arte Radio, qui explore la persévérance, l’épuisement, la lutte du quotidien, mais aussi l’amour, les doutes, la force et la solidarité qui unissent cette famille, composée de 2 enfants, dont 1 garçon autiste.
Le résumé :
Robin, sept ans, est autiste. Olivier Minot l'a suivi plusieurs mois en famille, parmi les éclats de voix et les moments difficiles. Un combat quotidien, des espoirs et des peurs joliment commentés par Marion, sa maman, qui est comédienne.
Après des soins "classiques", les parents ont fait le choix d'une thérapie dite comportementaliste : Catherine, la psychologue, pousse Robin à évoluer à l'aide de récompenses. En attendant les progrès, la famille encaisse, surtout Clémence, la petite sœur de 5 ans qui parle et joue "normalement". Un document fort, poignant mais pas larmoyant. Aujourd'hui, on appelle les troubles de l'autisme les "TED", troubles envahissant du développement. Les statistiques disent qu'environ un enfant sur 160 serait TED.
Un podcast inspirant et émouvant.
🌮C'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que cette 52e édition de Taquito était appétissante. Si vous lisez / écoutez / visionnez / créez des choses intéressantes, n’hésitez pas à me les partager : taquitonewsletter@gmail.com.
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Mathilde
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