Hola hola,
JâespĂšre que vous allez bien ! Au programme du jour : des recommandations de courts-mĂ©trage et de podcast, un peu dâespionnage, une tendance de sociĂ©tĂ© et de belles couvertures de livres
Petit apartĂ© pour les parents de bambins: jâai trouvĂ© une astuce pour ajouter des histoires gratuitement sur la Lunii đ€«. Envoyez-moi un mail si vous voulez que je vous partage la manip ;)
Allez, câest parti, bonne lecture !

1. Il aspire la poussiĂšre et toutes les donnĂ©es avecâŠ
Vous le savez, je suis une grande fan de sĂ©ries dâespionnage, et parfois la rĂ©alitĂ© dĂ©passe la fiction. La semaine derniĂšre, je suis tombĂ©e sur une histoire qui mâa laissĂ©e bouche bĂ©e : un propriĂ©taire dâaspirateurs-robots DJI a dĂ©couvert quâil pouvait prendre le contrĂŽle de milliers dâappareils Ă travers le monde.
Oui, vous avez bien lu, des milliers.
Caméras, mouvements, localisation⊠tout était accessible.
Un outil pour espionner des appartements Ă cause dâune faille dans le systĂšme du fabricant.
Lâutilisateur a commencĂ© par extraire le token privĂ© de son propre aspirateur DJI Romo, la clĂ© qui permet normalement dâauthentifier lâappareil auprĂšs des serveurs de la marque.
Avec ce token en main, il sâest connectĂ© aux serveurs MQTT utilisĂ©s par DJI pour gĂ©rer tous ses robots connectĂ©s (en gros, ce sont les systĂšmes qui gĂšrent la communication entre les objets connectĂ©s et leurs applications).
Une fois connectĂ©, il a pu envoyer des requĂȘtes pour obtenir des informations sur nâimporte quel aspirateur de la marque, simplement en entrant le numĂ©ro de sĂ©rie.
Le serveur, mal configurĂ©, ne vĂ©rifiait pas si le token correspondait rĂ©ellement Ă lâappareil demandĂ©. Il a donc renvoyĂ© toutes les donnĂ©es : localisation en temps rĂ©el, flux vidĂ©o des camĂ©ras et mouvements en cours.
GrĂące Ă cette faille de permission, lâutilisateur a pu voir ce que faisaient les robots, filmer les piĂšces et mĂȘme reconstituer le plan des appartements testĂ©s.
Il ne sâagissait pas dâun piratage sophistiquĂ© ni dâune intrusion dans le serveur, mais dâune vulnĂ©rabilitĂ© dans la maniĂšre dont les droits dâaccĂšs Ă©taient gĂ©rĂ©s.
Si un particulier a pu accĂ©der Ă autant de donnĂ©es, on peut imaginer que des gouvernements ou des groupes organisĂ©s ont pu le faire bien avant lui. Et si je pousse la mĂ©fiance un peu plus loin, on peut se demander si cette faille rĂ©sulte dâune nĂ©gligence humaine ou si elle a Ă©tĂ© volontairement intĂ©grĂ©e au systĂšme des aspirateurs. Dans les 2 cas, câest inquiĂ©tant, dâautant plus que DJI ne se limite pas aux aspirateurs : la marque fabrique aussi des drones, avec plus dâ1 million dâappareils actifs dans le monde, dont 85 % hors de Chine.
Le 2 fĂ©vrier, on apprenait Ă©galement le piratage de Notepad++ par des hackers liĂ©s au gouvernement chinois. Cette fois, ce nâĂ©taient pas des aspirateurs, mais un logiciel de travail et de programmation qui avait Ă©tĂ© infiltrĂ©. Et lĂ encore, lâaccĂšs donnĂ© aux utilisateurs Ă©tait direct, presque comme si quelquâun avait pris le contrĂŽle de leur clavier.
En lisant ces 2 histoires, je rĂ©alise que nous sommes entrĂ©s dans une Ăšre oĂč nos outils du quotidien, quâil sâagisse de logiciels ou dâappareils connectĂ©s, deviennent des portes ouvertes Ă la surveillance et Ă lâespionnage.
Je pense quâon est encore incapables dâĂ©valuer le risque rĂ©el que âlâInternet des objetsâ fait peser sur notre vie privĂ©e. Ce nâest pas une raison pour tout dĂ©brancher et renoncer aux nouvelles technologies, mais, selon moi, câest important de rester conscient des informations que lâon confie Ă nos appareils et de rĂ©flĂ©chir Ă la maniĂšre dont elles peuvent ĂȘtre utilisĂ©es.

2. Les meilleures couvertures de livres
On ne juge pas Ă un livre Ă sa couverture. On ne juge pas Ă un livre Ă sa couverture. On ne juge pas Ă un livre Ă sa couvâŠ.
Enfin, un peu quand mĂȘme, non ?
Literary Hub a publiĂ© le mois dernier les meilleures couvertures de la derniĂšre dĂ©cennie. Cette sĂ©lection a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par des designers renommĂ©s mais elle reste bien sĂ»r subjective (les goĂ»ts, les couleursâŠ)
Quelques unes de mes préférées:

Quand on achĂšte un livre, on ne choisit pas seulement une histoire : on choisit aussi un objet. Une couverture bien pensĂ©e attire lâĆil et peut donner envie de lâouvrir, voire de lâacheter. Je serais curieuse de connaĂźtre lâimpact rĂ©el du design sur les ventes de livres : combien dâachats ont Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©s par un coup de cĆur visuel ? Mon petit doigt me dit que câest un Ă©lĂ©ment Ă ne pas nĂ©gliger quand on publie un livre.

3. Favours
Il y a des histoires qui vous font douter. Elles vous donnent envie dâen parler avec quelquâun, de dĂ©briefer et de revenir sur un dĂ©tail que lâon aurait peut-ĂȘtre manquĂ©.
Câest exactement ce qui mâest arrivĂ© avec ce court mĂ©trage de 10 minutes.
Il prend pour dĂ©cor le chaos dâune gare pour en faire un huis clos. Les regards et les silences dessinent un piĂšge mental, Ă la frontiĂšre du thriller psychologique đż.
Je ne spoile pas, promis !
Envoyez-moi un petit mail pour en dĂ©briefer đ.

4. Tendance : manger liquide
Encore un article fascinant du New York Time qui commence comme ça :
MĂȘme les plus rapides dâentre nous mettraient quelques minutes pour engloutir une salade. Pour Savanna Riley, il lui faut « 30 secondes, peut-ĂȘtre moins » pour finir la sienne. Depuis quâelle a commandĂ© un pack de 28 « Liquid Salad » de Liquid+, Mme Riley, employĂ©e du gouvernement vivant Ă Redding, Californie, ne perd pas de temps Ă mĂącher.
Ce nâest pas tout Ă fait un smoothie et certainement pas votre commande saisonniĂšre chez Sweetgreen : le mĂ©lange de concombre, chou kale, cĂ©leri, gombo, brocoli et autres plantes promet de satisfaire vos besoins « fruits et lĂ©gumes tout-en-un » en une fraction du temps et du coĂ»t.
RĂ©cemment, le pendule culturel a commencĂ© Ă osciller de lâobsession des protĂ©ines vers une approche plus Ă©quilibrĂ©e des macronutriments â une Ă©volution favorable aux produits conçus pour remplacer un repas complet. Les substituts de repas Ă lâimage soignĂ©e ciblent des AmĂ©ricains toujours plus occupĂ©s, pressĂ©s et soucieux de leur santĂ©.
Salades Ă boire, sachets futuristes de plats dĂ©shydratĂ©s : ces produits ont opĂ©rĂ© un repositionnement spectaculaire. Autrefois, on parlait de rations de survie ou de repas destinĂ©s aux personnes ĂągĂ©es ou Ă celles sans dents (ou les 2!). DĂ©sormais, ce sont des âhacksâ tendance pour mieux manger. Leur design Ă©purĂ© et instagrammable sĂ©duit particuliĂšrement les millennials dĂ©bordĂ©s.
Bravo Ă lâĂ©quipe marketingâŻ!
Comme le rĂ©sume lâune des consommatrices interrogĂ©es :
« Tout ce qui peut apporter une facilité ou une commodité dans votre vie, sans alourdir votre charge mentale, est désirable », dit Mme Tuohy, coordinatrice administrative et mÚre de 2 enfants.
Et pour un rĂ©serviste militaire citĂ© dans lâarticle :
« JâapprĂ©cie profondĂ©ment de ne pas avoir Ă trop rĂ©flĂ©chir. La simplicitĂ© est un soulagement. »
Et visiblement le marché va aller en grandissant :
DerriĂšre le discours bien-ĂȘtre, cet engouement rĂ©vĂšle surtout notre rapport de plus en plus utilitariste Ă lâalimentation : manger vite, sans y penser. En France, il me semble que nous conservons encore le goĂ»t de prendre le temps de manger, de sâasseoir Ă table et de discuter, le fameux âart de vivre Ă la françaiseâ. Aux Ătats-Unis, en revanche, les repas liquides incarnent dĂ©jĂ un changement profond : pour une partie de la population, se nourrir devient avant tout une tĂąche Ă optimiser.
Manger = â dans la to do List

5. Le soin de Robin
Jâai Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ©e par ce podcast de 35 minutes proposĂ© par Arte Radio, qui explore la persĂ©vĂ©rance, lâĂ©puisement, la lutte du quotidien, mais aussi lâamour, les doutes, la force et la solidaritĂ© qui unissent cette famille, composĂ©e de 2 enfants, dont 1 garçon autiste.
Le résumé :
Robin, sept ans, est autiste. Olivier Minot l'a suivi plusieurs mois en famille, parmi les éclats de voix et les moments difficiles. Un combat quotidien, des espoirs et des peurs joliment commentés par Marion, sa maman, qui est comédienne.
AprĂšs des soins "classiques", les parents ont fait le choix d'une thĂ©rapie dite comportementaliste : Catherine, la psychologue, pousse Robin Ă Ă©voluer Ă l'aide de rĂ©compenses. En attendant les progrĂšs, la famille encaisse, surtout ClĂ©mence, la petite sĆur de 5 ans qui parle et joue "normalement". Un document fort, poignant mais pas larmoyant. Aujourd'hui, on appelle les troubles de l'autisme les "TED", troubles envahissant du dĂ©veloppement. Les statistiques disent qu'environ un enfant sur 160 serait TED.
Un podcast inspirant et émouvant.

đźC'est tout pour aujourd'hui ! J'espĂšre que cette 52e Ă©dition de Taquito Ă©tait appĂ©tissante. Si vous lisez / Ă©coutez / visionnez / crĂ©ez des choses intĂ©ressantes, nâhĂ©sitez pas Ă me les partager : taquitonewsletter@gmail.com.Â
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A dans 2 mercredis đ
Mathilde
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