Hola,
Je pars demain pour le Mexique pour 3 semaines 🙂
Il n’y aura donc pas de nouvelle édition pendant au moins 1 mois. On devrait se retrouver vers la fin novembre. Si vous avez des livres / des podcasts / des films à me recommander, n’hésitez pas à me les partager !
En attendant, je vous laisse avec une reco de court métrage, un coup de gueule, une expo à découvrir, une tendance intéressante pour les kidults et, pour commencer, quelques mots sur l’actrice Carmen Maura ❤️.
Bonne lecture !

1. Sous le charme de Carmen Maura
Samedi dernier j’ai regardé Rue Málaga, avec l’actrice espagnole Carmen Maura.
Ce film parle de vieillesse et de racines. Il parle aussi des attaches qui deviennent + importantes avec le temps. En avançant dans l’âge, on a souvent moins envie de changements et on s’attache + à ses routines quotidiennes. Un petit grain de sable peut suffire à enrayer la machine.
C’est un beau film mais surtout Carmen Maura y est FORMIDABLE.
Du coup, j’ai eu envie d’en savoir plus sur elle et je suis tombée sur cette interview de France Inter.
Je l’adore. Elle est drôle et cash.
Il faut savoir qu’elle a 81 ans et une de ces patates !
Elle est curieuse et vive. Elle adore son métier. Dans l’interview, elle raconte qu’elle est en train de tourner la saison 2 de Furia et qu’elle s’y amuse beaucoup.
Ni une ni 2, je me suis lancée dans la saison 1 de Furia pour pouvoir la retrouver dans la 2e saison qui vient de sortir. La 1ère saison suit 5 femmes en colère, dont les trajectoires finissent par se croiser. Les dialogues sont très bons, c’est drôle, parfois sombre, avec une bonne dose d’humour noir.
Je vais attaquer la saison 2 et continuer à creuser la filmographie de Carmen Maura. Je pense que je vais attaquer les films d’Almodóvar dans lesquels elle joue.
Te quiero Carmen !

2. Le jouet dans les boîtes de céréales est de retour !
Aux États-Unis, les habitudes au petit-déjeuner évoluent : les consommateurs mangent davantage de produits riches en protéines, comme les burritos ou les yaourts, et de - en - de céréales.
Je ne sais pas ce qu’il en est en France mais je ne serais pas surprise que la tendance soit la même (les burritos en - quand même, et le granola en +).
Les marques de céréales ont donc réfléchi à de nouvelles façons de donner envie d’en acheter en ciblant les parents.
Les kidults, encore et toujours. Ça fait 2 ans et demi que je vous parle des kidults et des Hot Wheels, LEGO, Barbie, seau à popcorns, figurines, etc.
Concrètement, Kellogg’s a réintroduit les jouets dans les boîtes de céréales.
À l’occasion de la sortie de Toy Story 5, certaines boîtes de céréales contiennent des cuillères à l’effigie de Woody, Jessie ou Buzz l’Éclair.
C’est la première fois depuis + de 10 ans que Kellogg’s remet des jouets dans ses boîtes. Je trouve que le partenariat avec Toy Story est plutôt bien trouvé : le dessin animé parle de l’importance des jouets physiques et du jeu dans un monde de + en + numérique. En revanche, je suis moins emballée par le design des cuillères/jouets…
Pourquoi les parents achèteraient-ils ces céréales ?
C’est là où c’est fort de la part des marketeux : parce que les parents ont le sentiment d’offrir à leurs enfants l’enfance qu’ils ont eux-mêmes vécue ou celle qu’ils auraient aimé avoir.
Dans des temps incertains, la nostalgie devient une forme d’évasion. Elle apporte du réconfort et quelque chose de familier. Ça a un côté rassurant.
La vie est une roue et le marketing l’a bien compris. On passe du physique au digital (QR codes, etc.). Puis du digital au physique. Et ainsi de suite. C’est valable pour à peu près tout (retour des CDs, des vinyles, des DVDs, etc.).
Les gens cherchent des expériences physiques et authentiques. Les marques s’adaptent et proposent donc la même chose.

3. Pile poil
Si vous avez de vous videz la tête, de rire et que vous avez 20 minutes devant vous, regardez Pile poil :
Je ne vous raconte pas l’histoire parce que j’ai peur de spoiler mais pour vous donner le ton : c’est un court métrage sans artifice, qui est drôle et touchant. Les 2 acteurs principaux sont très bons.
Il a remporté le César du meilleur court métrage en 2020.

4. Eva Gonzalès et Cézanne et nous
En ce moment, nous sommes gâtés à Paris : il y a d’excellentes expos dans plusieurs musées. C’est souvent le cas vous me direz, mais maintenant que Junior grandit, c’est + facile de se balader dans Paris : on n’a plus de poussette et on dort mieux 🙂. Du coup, je vois toutes les possibilités qui s’offrent à nous !
Il y a 2 semaines, nous sommes allés au Petit Palais voir l’expo consacrée à Eva Gonzalès.
Je ne connaissais pas cette artiste. J’ai beaucoup apprécié son œuvre autant que son parcours. Malgré sa mort précoce, à seulement 36 ans, elle a su tracer sa propre voie dans un monde de l’art dominé par les hommes. Disciple d’Édouard Manet, alors l’un des peintres les + controversés de son époque, elle a su s’affranchir de son influence et développer son propre style.
Puis dimanche dernier, nous sommes allés voir l’expo Cézanne et nous.
Comme souvent au Grand Palais, j’ai trouvé l’éclairage assez mauvais avec de grands néons qui ne mettent pas du tout les œuvres en valeur. Ajoutez à cela la foule… Je pense qu’il faut vraiment éviter les weekends (quand c’est possible bien sûr).
Malgré tout, j’ai bien aimé cette expo !
Déjà parce que j’aime beaucoup les tableaux de Cézanne, mais aussi parce que l’expo raconte comment le peintre a influencé de nombreux artistes, et comment d’autres, au contraire, se sont opposés à sa vision de l’art.
Par exemple, voici une citation de Paul Signac :
Exposition de Cézanne. Les beaux messieurs ou les belles mesdames qui se pâment devant sont ou des imbéciles ou des farceurs. Cézanne doit effrayer ou déplaire.
Ce qui est drôle, c’est que Signac possédait une toile de Cézanne !
J’ai aussi appris que ce sont ses pairs, artistes et marchands d’art, qui ont joué un rôle déterminant dans la reconnaissance de son travail. Parmi les peintres qui ont acheté ses toiles, on trouve Gauguin, Monet, Pissarro, Caillebotte, Degas, etc.
De son vivant, Cézanne était un peintre pour artistes.
L’expo retrace ainsi la manière dont son œuvre a été reçue et réappropriée au fil du temps, jusqu’à aujourd’hui.

A voir si vous passez par Paris (jusqu’en Janvier 2027).
Pour ceux qui voudraient pousser un peu le sujet, je vous recommande cette critique de Philippe Dagen pour le Monde. Je partage son avis sur plusieurs points, notamment sur la différence de traitement entre le RdC et l’étage.
La prochaine expo que j’irai voir sera probablement celle sur Mary Cassatt au Musée d’Orsay. Ça fait plaisir de voir que les femmes artistes, restées dans l’ombre de leurs homologues masculins, sont ENFIN mises à l’honneur.

5. Tout devient compliqué (coup de geule)
Je pars demain au Mexique. J’ai acheté les billets d’avion il y a 7 mois. Pour aller à Mexico en vol direct, c’est simple : soit tu voyages avec Air France, soit avec Aeromexico. Malgré le fait qu’il n’y ait que 2 compagnies qui opèrent ce vol, il existe au moins 8 tarifs différents ! C’est un bordel…
Le truc le + démoniaque, c’est que quand tu ajoutes une valise en soute, elle est facturée pour les 3 passagers. Même si tu n’en veux qu’une ou 2, ben tu en as 3, et vu le prix du bagage, c’est un budget...
Pourquoi c’est si compliqué ?
Je me suis retrouvée à comparer, à faire des tests, à échafauder des stratégies : “et si je prends les 3 billets sans bagages et que j’en ajoute 1 ou 2 après l’achat des billets? Ou si je fais 2 réservations séparées : un billet avec valise et un autre sans valise?” Mais est ce qu’on sera à côté dans l’avion?
Oui, parce qui’l faut payer pour choisir sa place aussi. Tu casques ton billet Airfrance, mais en + tu dois payer pour être assis à côté des personnes avec qui tu voyages. J’ai refusé de le faire donc là je croise les doigts pour qu’au moment du check-in, 30h avant le départ, on ait 3 places côte à côte.
C’est quand même fou de devoir stresser pour ça. On nous prend vraiment pour des pigeons (voyageurs).
C’est comme la SNCF : tu ne paies jamais le même prix pour le même voyage. Tu peux payer 2 fois voir 3 fois + que ton voisin, sans avoir le moindre service en +.
Je déteste la tarification dynamique.
Je déteste les frais qui s’ajoutent petit à petit.
J’ai l’impression qu’on complexifie de + en + les expériences d’achat, au point de devoir devenir stratège pour acheter un simple billet d’avion ou de train.
Il y a aussi le coup des tirages au sort pour acheter des billets de concert.
Mais qui a inventé ce truc ?
Allez, je ragequit.
Je vais me télécharger quelques podcasts à écouter dans l’avion (et préparer des coloriages, de la pâte à modeler, des perles, des livres, la boîte à histoire, des compotes, des petites voitures, des Playmobils, des jeux de cartes, parce que ça va être un looooooong voyage 😅).
Belle fête des morts / Halloween / Toussaint à tous 😘

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