🌮 Une nouvelle idée de side business...
#49 Carcajou ; Slow TV: chroniques du ralentissement ; The Pitt ; Qui c'est qui commande ?
Hola hola,
Au programme du jour, je vous propose une BD, une série, un podcast, une idée de side business à développer, et une petite réflexion sur l’envie de ralentir avec la Slow TV.
C’est parti, bonne lecture !
1. Carcajou
Pendant les vacances, j’ai avalé les 222 pages de Carcajou d’une traite ! C’est une BD qui se déroule dans le Grand Nord canadien à la fin du XIXe siècle. Vallée perdue, saloon, légendes indiennes, hiver glacial et vengeance. Le décor est planté !
Le scénario est très bien maîtrisé avec un rythme soutenu et des scènes d’action efficaces. Jusqu’à la dernière page, on est tenu en haleine. Je ne divulgâche rien, mais je ne l’avais clairement pas vu venir !
Quelques citations pour vous donner une idée :
La terre ne t’appartient pas… C’est nous qui lui appartenons.
Ou encore
Il est tellement plus simple de fermer les yeux quand on a les poches pleines.
Et :
Et que voudrais-tu que je fasse, Linda ? Le monde évolue ! Si ce n'est pas moi, ce sera quelqu'un d'autre ! L'or, c'est fini. Mon père a asséché toutes les mines de la région. L'avenir, c'est le pétrole ! Alors, pendant que tous ces tocards se cassent encore le dos pour trois pépites, moi, je regarde vers l'avenir.
J’ai également beaucoup aimé les dessins. Il y a des planches vraiment magnifiques, comme par exemple celles-ci:
Carcajou est une BD qui détourne les codes du western pour parler de progrès, de cupidité et de domination. Je vous la recommande !
2. Idée de side business : kits de survie
J’ai (encore) une idée de side project et, comme je n’aurai probablement pas le temps de la développer, je vous la partage, si jamais ça peut intéresser des personnes 🙂.
En faisant des recherches sur les tendances et signaux faibles, j’ai repéré 3 éléments différents qui, combinés, pourraient donner quelque chose de vraiment fort.
1ᵉʳ élément
Je vous explique : en septembre, j’ai lu cet article qui raconte qu’en 2025 “l’apocalypse aesthetic” a envahit la mode et le design, en combinant vêtements utilitaires, accessoires survivalistes, intérieurs bruts et objets au style dystopique.
D’après l’article, cette tendance reflète l’anxiété contemporaine tout en transformant l’incertitude en expression créative et fonctionnelle.
2ᵉ élément
En novembre, j’ai découvert cet article sur Taïwan qui raconte comment la préparation aux urgences y devient à la fois pratique, accessible et bien pensée sur le plan du design. L’idée : proposer des outils simples mais efficaces pour faire face à des situations imprévues, tout en rendant le tout agréable à utiliser.
Par exemple, ces sacs de Safe Taiwan :
3ᵉ élément.
En décembre, je suis tombée sur ce guide, “Tous responsables”, publié par le gouvernement français qui rappelle et explicite les bons réflexes à adopter. Il détaille les risques existants en France et comment s’y préparer.
Concrètement dedans, il y a des checklists, des conseils, des numéros et ça :
Le kit d’urgence.
Dans ma tête, ça a fait TILT !
L’idée du side business
Créer un kit d’urgence stylé, intégrant tout ce qui figure sur la photo. Le champ des possibles est immense : partenariats avec des marques ou des designers pour créer différentes versions de sacs stylés, collaborations avec des artistes français pour sélectionner des jeux et des livres, et pourquoi pas ajouter une touche de DIY.
Petite anecdote : la semaine dernière, dans mon train, j’ai vu 2 jeunes femmes tricoter dans le wagon. Alors pourquoi ne pas inclure dans le sac des activités manuelles comme le tricot ?
À terme, pourquoi ne pas fabriquer soi-même la radio et la trousse de premiers secours pour tout brander et créer une identité unique ?
Personnellement, je n’ai pas d’expérience dans le développement de produits physiques, mais c’est quelque chose que j’aimerais expérimenter. Bien sûr, avant toute chose, il faudrait vérifier la demande en France, tester le marché, créer un prototype, et ensuite envisager la production et le branding.
Qu’en pensez-vous ?
Bonne ou mauvaise idée ? Sachant que ce n’est pas l’idée qui compte mais l’exécution !
3. Slow TV: chroniques du ralentissement
En lisant cet article de Télérama, je me suis rendue compte que j’étais complètement passée à côté du phénomène de la Slow TV : plus de 100 000 heures vues pour Le Brame du cerf en 3 semaines de diffusion et plus de 30 000 heures pour Les Grandes Marées au Mont Saint-Michel (sur 11 jours) !
La Slow TV regarde le monde se dérouler, limitant au strict minimum l’intervention humaine : pas de commentaire, pas d’histoire construite, pas de montage. Des plans longs, et le plus souvent fixes. Parfois un cerf surgit, parfois il ne se passe rien d’autre que la chute des feuilles.
La slow TV ne cherche pas à capter l’attention comme un récit, mais à créer un espace de présence où l’esprit peut dériver, observer et penser librement. Cette quête d’émerveillement existe depuis des années à l’étranger, mais elle est assez nouvelle en France. En fait, ce que je trouve assez drôle, c’est que la slow TV n’est pas lente en soi : elle est aussi lente que la réalité. On s’est tellement habitués à voir des œuvres qui condensent et accélèrent le réel qu’on ressent le besoin de revenir à un rythme… normal.
Ce qui est assez ironique c’est que la slow TV est rendue possible par la technologie la plus avancée :
On dispose de caméras autonomes, alimentées par des panneaux solaires, capables de passer automatiquement en infrarouge quand la lumière manque, de modems en 4G pour envoyer le flux et diffuser en direct… Ce matériel solide, qui résiste au vent et aux conditions difficiles rend possible des projets qui ne l’étaient pas il y a une dizaine d’années.
Nicolas Sallé, réalisateur
Slow food, slow life, slow TV, carnets pour écrire à la main, appareil photo argentique, tricot : pour moi, ce sont autant de signes d’un même désir de ralentir. Je ne crois pas que cela représente un refus du monde moderne, mais plutôt une manière d’y recréer des espaces de temps, là où tout va trop vite.
4. The Pitt
NFS, chimie, iono.
3 mots qui font immédiatement remonter le temps...
Pour moi, Urgences (ER) n’était pas qu’une série médicale, c’était un rendez-vous hebdomadaire que j’attendais avec impatience.
Aujourd’hui, le docteur Carter Noah Wyle revient à l’univers hospitalier dans The Pitt (2e saison en cours), toujours avec le même créateur-producteur. Il remet son stéthoscope, mais je précise tout de suite : The Pitt n’est pas un copie-coller. Là où Urgences racontait l’hôpital comme une saga humaine, The Pitt nous plonge dans le rythme et la tension d’une garde de 15 heures racontée presque en temps réel. 1 heure à l’hôpital = un épisode d’1 heure.
J’ai trouvé cette mécanique redoutablement efficace ! Il n’y a pas de musique d’ambiance, pas de pause, et il y a surtout beaucoup d’adrénaline (et d’hémoglobine!). Ce qui m’a marqué c’est que la série ne se contente pas d’être haletante : elle est profondément politique au sens noble. Elle montre frontalement un système de santé à bout de souffle, des soignants épuisés, des patients broyés par des logiques administratives et économiques qui les dépassent.
Et pourtant, The Pitt n’est jamais cynique. Au cœur du chaos, elle filme ce qui résiste : le soin comme geste humain, l’attention et la solidarité. Là où le système faillit, les individus tiennent, comme ils peuvent, mais ils tiennent. C’est cette honnêteté qui m’a touché et qui fait la force de la série. À l’instar d’Hippocrate (dont j’avais parlé ici), The Pitt est terriblement d’actualité et raconte les failles, mais aussi ce qui sauve : l’humain.
5. Qui c’est qui commande ?
J’ai appris plein de choses dans cette série documentaire audio de Lolita Rivé : Qui c’est qui commande ?
Ce podcast interroge la place des enfants dans la société actuelle. Il se compose de 6 épisodes, chacun durant entre 25 et 40 minutes. Il aborde les droits de l’enfant, les violences éducatives ordinaires, l’évolution de l’éducation, et le manque d’accompagnement dans la parentalité.
J’ai échangé avec ma sœur sur le sujet, qui m’a partagé son impression que l’on passe d’un extrême à l’autre concernant la place de l’enfant dans la société, comme si chaque génération se construisait en réaction à la précédente. Je trouve cette réflexion intéressante.
L’épisode 3 m’a particulièrement marqué : il traite des enfants placés en foyers ou en familles d’accueil, décrit un système en crise, parfois maltraitant, et explique pourquoi les jeunes qui sortent de l’Aide Sociale à l’Enfance se retrouvent souvent abîmés et précarisés. C’est un épisode dur, mais nécessaire.
🌮C'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que cette 49e édition de Taquito était appétissante. Si vous lisez / écoutez / visionnez / créez des choses intéressantes, n’hésitez pas à me les partager : taquitonewsletter@gmail.com.
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A dans 2 mercredis 😘
Mathilde









