Hola hola,
Au programme du jour, je vous propose une BD, une sĂ©rie, un podcast, une idĂ©e de side business Ă dĂ©velopper, et une petite rĂ©flexion sur lâenvie de ralentir avec la Slow TV.
Câest parti, bonne lecture !

1. Carcajou
Pendant les vacances, jâai avalĂ© les 222 pages de Carcajou dâune traite ! Câest une BD qui se dĂ©roule dans le Grand Nord canadien Ă la fin du XIXe siĂšcle. VallĂ©e perdue, saloon, lĂ©gendes indiennes, hiver glacial et vengeance. Le dĂ©cor est plantĂ© !
Le scĂ©nario est trĂšs bien maĂźtrisĂ© avec un rythme soutenu et des scĂšnes dâaction efficaces. JusquâĂ la derniĂšre page, on est tenu en haleine. Je ne divulgĂąche rien, mais je ne lâavais clairement pas vu venir !
Quelques citations pour vous donner une idée :
La terre ne tâappartient pas⊠Câest nous qui lui appartenons.
Ou encore
Il est tellement plus simple de fermer les yeux quand on a les poches pleines.
Et :
Et que voudrais-tu que je fasse, Linda ? Le monde évolue ! Si ce n'est pas moi, ce sera quelqu'un d'autre ! L'or, c'est fini. Mon pÚre a asséché toutes les mines de la région. L'avenir, c'est le pétrole ! Alors, pendant que tous ces tocards se cassent encore le dos pour trois pépites, moi, je regarde vers l'avenir.
Jâai Ă©galement beaucoup aimĂ© les dessins. Il y a des planches vraiment magnifiques, comme par exemple celles-ci:
Carcajou est une BD qui détourne les codes du western pour parler de progrÚs, de cupidité et de domination. Je vous la recommande !

2. Idée de side business : kits de survie
Jâai (encore) une idĂ©e de side project et, comme je nâaurai probablement pas le temps de la dĂ©velopper, je vous la partage, si jamais ça peut intĂ©resser des personnes đ.
En faisant des recherches sur les tendances et signaux faibles, jâai repĂ©rĂ© 3 Ă©lĂ©ments diffĂ©rents qui, combinĂ©s, pourraient donner quelque chose de vraiment fort.
1á”Êł Ă©lĂ©ment
Je vous explique : en septembre, jâai lu cet article qui raconte quâen 2025 âlâapocalypse aestheticâ a envahit la mode et le design, en combinant vĂȘtements utilitaires, accessoires survivalistes, intĂ©rieurs bruts et objets au style dystopique.
DâaprĂšs lâarticle, cette tendance reflĂšte lâanxiĂ©tĂ© contemporaine tout en transformant lâincertitude en expression crĂ©ative et fonctionnelle.
2ᔠélément
En novembre, jâai dĂ©couvert cet article sur TaĂŻwan qui raconte comment la prĂ©paration aux urgences y devient Ă la fois pratique, accessible et bien pensĂ©e sur le plan du design. LâidĂ©e : proposer des outils simples mais efficaces pour faire face Ă des situations imprĂ©vues, tout en rendant le tout agrĂ©able Ă utiliser.
Par exemple, ces sacs de Safe Taiwan :
3ᔠélément.
En dĂ©cembre, je suis tombĂ©e sur ce guide, âTous responsablesâ, publiĂ© par le gouvernement français qui rappelle et explicite les bons rĂ©flexes Ă adopter. Il dĂ©taille les risques existants en France et comment sây prĂ©parer.
ConcrÚtement dedans, il y a des checklists, des conseils, des numéros et ça :
Le kit dâurgence.
Dans ma tĂȘte, ça a fait TILT !
LâidĂ©e du side business
CrĂ©er un kit dâurgence stylĂ©, intĂ©grant tout ce qui figure sur la photo. Le champ des possibles est immense : partenariats avec des marques ou des designers pour crĂ©er diffĂ©rentes versions de sacs stylĂ©s, collaborations avec des artistes français pour sĂ©lectionner des jeux et des livres, et pourquoi pas ajouter une touche de DIY.
Petite anecdote : la semaine derniĂšre, dans mon train, jâai vu 2 jeunes femmes tricoter dans le wagon. Alors pourquoi ne pas inclure dans le sac des activitĂ©s manuelles comme le tricot ?
Ă terme, pourquoi ne pas fabriquer soi-mĂȘme la radio et la trousse de premiers secours pour tout brander et crĂ©er une identitĂ© unique ?
Personnellement, je nâai pas dâexpĂ©rience dans le dĂ©veloppement de produits physiques, mais câest quelque chose que jâaimerais expĂ©rimenter. Bien sĂ»r, avant toute chose, il faudrait vĂ©rifier la demande en France, tester le marchĂ©, crĂ©er un prototype, et ensuite envisager la production et le branding.
Quâen pensez-vous ?
Bonne ou mauvaise idĂ©e ? Sachant que ce nâest pas lâidĂ©e qui compte mais lâexĂ©cution !

3. Slow TV: chroniques du ralentissement
En lisant cet article de TĂ©lĂ©rama, je me suis rendue compte que jâĂ©tais complĂštement passĂ©e Ă cĂŽtĂ© du phĂ©nomĂšne de la Slow TV : plus de 100 000 heures vues pour Le Brame du cerf en 3 semaines de diffusion et plus de 30 000 heures pour Les Grandes MarĂ©es au Mont Saint-Michel (sur 11 jours) !
La Slow TV regarde le monde se dĂ©rouler, limitant au strict minimum lâintervention humaine : pas de commentaire, pas dâhistoire construite, pas de montage. Des plans longs, et le plus souvent fixes. Parfois un cerf surgit, parfois il ne se passe rien dâautre que la chute des feuilles.
La slow TV ne cherche pas Ă capter lâattention comme un rĂ©cit, mais Ă crĂ©er un espace de prĂ©sence oĂč lâesprit peut dĂ©river, observer et penser librement. Cette quĂȘte dâĂ©merveillement existe depuis des annĂ©es Ă lâĂ©tranger, mais elle est assez nouvelle en France. En fait, ce que je trouve assez drĂŽle, câest que la slow TV nâest pas lente en soi : elle est aussi lente que la rĂ©alitĂ©. On sâest tellement habituĂ©s Ă voir des Ćuvres qui condensent et accĂ©lĂšrent le rĂ©el quâon ressent le besoin de revenir Ă un rythme⊠normal.
Ce qui est assez ironique câest que la slow TV est rendue possible par la technologie la plus avancĂ©e :
On dispose de camĂ©ras autonomes, alimentĂ©es par des panneaux solaires, capables de passer automatiquement en infrarouge quand la lumiĂšre manque, de modems en 4G pour envoyer le flux et diffuser en direct⊠Ce matĂ©riel solide, qui rĂ©siste au vent et aux conditions difficiles rend possible des projets qui ne lâĂ©taient pas il y a une dizaine dâannĂ©es.
Nicolas Sallé, réalisateur
Slow food, slow life, slow TV, carnets pour Ă©crire Ă la main, appareil photo argentique, tricot : pour moi, ce sont autant de signes dâun mĂȘme dĂ©sir de ralentir. Je ne crois pas que cela reprĂ©sente un refus du monde moderne, mais plutĂŽt une maniĂšre dây recrĂ©er des espaces de temps, lĂ oĂč tout va trop vite.

4. The Pitt
NFS, chimie, iono.
3 mots qui font immédiatement remonter le temps...
Pour moi, Urgences (ER) nâĂ©tait pas quâune sĂ©rie mĂ©dicale, câĂ©tait un rendez-vous hebdomadaire que jâattendais avec impatience.
Aujourdâhui, le docteur Carter Noah Wyle revient Ă lâunivers hospitalier dans The Pitt (2e saison en cours), toujours avec le mĂȘme crĂ©ateur-producteur. Il remet son stĂ©thoscope, mais je prĂ©cise tout de suite : The Pitt nâest pas un copie-coller. LĂ oĂč Urgences racontait lâhĂŽpital comme une saga humaine, The Pitt nous plonge dans le rythme et la tension dâune garde de 15 heures racontĂ©e presque en temps rĂ©el. 1 heure Ă lâhĂŽpital = un Ă©pisode dâ1 heure.
Jâai trouvĂ© cette mĂ©canique redoutablement efficace ! Il nây a pas de musique dâambiance, pas de pause, et il y a surtout beaucoup dâadrĂ©naline (et dâhĂ©moglobine!). Ce qui mâa marquĂ© câest que la sĂ©rie ne se contente pas dâĂȘtre haletante : elle est profondĂ©ment politique au sens noble. Elle montre frontalement un systĂšme de santĂ© Ă bout de souffle, des soignants Ă©puisĂ©s, des patients broyĂ©s par des logiques administratives et Ă©conomiques qui les dĂ©passent.
Et pourtant, The Pitt nâest jamais cynique. Au cĆur du chaos, elle filme ce qui rĂ©siste : le soin comme geste humain, lâattention et la solidaritĂ©. LĂ oĂč le systĂšme faillit, les individus tiennent, comme ils peuvent, mais ils tiennent. Câest cette honnĂȘtetĂ© qui mâa touchĂ© et qui fait la force de la sĂ©rie. Ă lâinstar dâHippocrate (dont jâavais parlĂ© ici), The Pitt est terriblement dâactualitĂ© et raconte les failles, mais aussi ce qui sauve : lâhumain.

5. Qui câest qui commande ?
Jâai appris plein de choses dans cette sĂ©rie documentaire audio de Lolita RivĂ© : Qui câest qui commande ?
Ce podcast interroge la place des enfants dans la sociĂ©tĂ© actuelle. Il se compose de 6 Ă©pisodes, chacun durant entre 25 et 40 minutes. Il aborde les droits de lâenfant, les violences Ă©ducatives ordinaires, lâĂ©volution de lâĂ©ducation, et le manque dâaccompagnement dans la parentalitĂ©.
Jâai Ă©changĂ© avec ma sĆur sur le sujet, qui mâa partagĂ© son impression que lâon passe dâun extrĂȘme Ă lâautre concernant la place de lâenfant dans la sociĂ©tĂ©, comme si chaque gĂ©nĂ©ration se construisait en rĂ©action Ă la prĂ©cĂ©dente. Je trouve cette rĂ©flexion intĂ©ressante.
LâĂ©pisodeâŻ3 mâa particuliĂšrement marquĂ© : il traite des enfants placĂ©s en foyers ou en familles dâaccueil, dĂ©crit un systĂšme en crise, parfois maltraitant, et explique pourquoi les jeunes qui sortent de lâAide Sociale Ă lâEnfance se retrouvent souvent abĂźmĂ©s et prĂ©carisĂ©s. Câest un Ă©pisode dur, mais nĂ©cessaire.

đźC'est tout pour aujourd'hui ! J'espĂšre que cette 49e Ă©dition de Taquito Ă©tait appĂ©tissante. Si vous lisez / Ă©coutez / visionnez / crĂ©ez des choses intĂ©ressantes, nâhĂ©sitez pas Ă me les partager : taquitonewsletter@gmail.com.Â
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A dans 2 mercredis đ
Mathilde







